Avoir un animal de compagnie, c’est bien plus qu’un choix : c’est une relation affective, un pilier du quotidien, parfois même une vraie thérapie. Pourtant, quand vient le moment de chercher un appartement à Montréal, nombreux sont les locataires qui se retrouvent face à un mur : “les animaux ne sont pas acceptés”.
Si vous êtes propriétaire d’un chien, d’un chat ou même d’un lapin, vous avez sans doute déjà eu cette angoisse : “est-ce que je vais réussir à trouver un logement qui accepte mon compagnon ? Est-ce que j’ai le droit de refuser une clause interdisant les animaux ? Et surtout, est-ce que le propriétaire peut vraiment m’expulser si j’en ai un ?”
👉 Dans cet article, on va décortiquer la législation québécoise en 2025, vos droits réels comme locataire et les solutions concrètes pour trouver un appartement pet-friendly à Montréal sans stress.
Ce que dit la loi au Québec sur les animaux de compagnie en logement
Contrairement à certaines idées reçues, la loi québécoise est assez claire : un propriétaire a le droit d’interdire les animaux dans un bail.
- Le Code civil du Québec (art. 1855 et suivants) prévoit que le propriétaire peut inclure dans le bail une clause interdisant les animaux.
- Le Tribunal administratif du logement (TAL) reconnaît la validité de cette clause, sauf exceptions spécifiques (ex. animal d’assistance reconnu).
- Cela veut dire que si vous signez un bail qui contient une interdiction d’animaux, vous êtes légalement tenu de la respecter.
👉 Traduction : non, vous ne pouvez pas “cacher” un chien ou un chat en espérant que le propriétaire ne s’en aperçoive pas. Si la clause existe et que l’animal cause des nuisances (dommages, bruit, allergie d’un voisin), vous pouvez être contraint de vous en séparer… voire perdre votre logement.
Les exceptions : quand les animaux sont protégés par la loi
Il y a toutefois des cas où le propriétaire ne peut pas interdire un animal :
- Les chiens-guides ou animaux d’assistance : une personne en situation de handicap, reconnue médicalement, a le droit d’être accompagnée de son animal. Le bailleur n’a pas le droit de refuser cet animal, même si le bail interdit les animaux.
- Le principe de proportionnalité : si un animal ne cause aucun dommage ni nuisance, certains jugements ont donné raison au locataire, surtout lorsque le propriétaire ne pouvait pas démontrer de préjudice réel.
- L’évolution des mentalités : certaines associations au Québec militent pour assouplir la loi et interdire les clauses anti-animaux. Mais en 2025, rien n’a changé officiellement : la clause reste légale.
Montréal, ville pet-friendly… mais pas partout
Montréal est une ville où les animaux sont partout : chiens au parc Laurier, chats dans les appartements du Plateau, familles avec labradors à Rosemont. Pourtant, la réalité locative est plus compliquée.
- Centre-ville & Plateau-Mont-Royal : beaucoup d’immeubles anciens, souvent avec des règlements stricts → trouver un logement qui accepte les chiens y est un vrai défi.
- Rosemont, Villeray, Hochelaga : quartiers plus familiaux, où les propriétaires sont parfois plus flexibles.
- Rive-Sud (Longueuil, Saint-Lambert) : les loyers y sont plus bas et les propriétaires souvent plus ouverts à accepter des animaux.
👉 Astuce : quand vous contactez un propriétaire, mentionnez tout de suite que vous avez un animal. Ça évite les pertes de temps et montre que vous êtes transparent.
Les vrais coûts d’un animal en appartement à Montréal
Au-delà de l’acceptation dans le bail, il faut aussi penser aux coûts réels. En 2025 :
- Licence obligatoire pour les chiens : environ 30 CAD par an à Montréal (plus si chien non stérilisé).
- Soins vétérinaires : une visite annuelle coûte environ 100-150 CAD, sans compter vaccins et urgences.
- Dépôt “sauvage” demandé par certains propriétaires : attention, les dépôts de garantie sont interdits au Québec, même pour animaux. Le propriétaire ne peut pas exiger un “dépôt pour animaux” (c’est illégal), même si certains essaient encore.
- Assurance responsabilité civile : vivement conseillée, car si votre animal cause un dégât (plancher griffé, voisin mordu), vous en serez responsable.
Vos droits comme locataire avec un animal
Alors, concrètement, qu’avez-vous le droit de faire ou non si vous avez un animal ?
- Si votre bail interdit les animaux → vous êtes censé respecter cette clause. Le propriétaire peut demander au TAL de faire respecter le bail en cas de plainte.
- Si votre bail ne dit rien → bonne nouvelle : vous pouvez avoir un animal, à condition qu’il ne cause pas de trouble ou de dommage.
- Si vous avez un animal d’assistance → le propriétaire n’a pas le droit de refuser, même si le bail mentionne une interdiction.
- Si votre animal cause des problèmes (bruit, odeur, dégradation) → le propriétaire peut demander votre expulsion, clause ou pas.
👉 En clair : ce n’est pas tant la présence de l’animal que son comportement et ses conséquences qui posent problème légalement.
Comment trouver un logement pet-friendly à Montréal en 2025
La vraie difficulté, c’est la recherche. Avec un taux d’inoccupation bas et des loyers qui grimpent, ajouter la contrainte “animaux acceptés” complique encore plus la tâche.
- Sites spécialisés : certains sites d’annonces permettent maintenant de filtrer par “animaux acceptés”.
- Agences et gestionnaires d’immeubles : des entreprises comme Gestion 1984 peuvent vous orienter directement vers des logements confirmés pet-friendly.
- Groupes Facebook / bouche-à-oreille : pratiques, mais attention aux arnaques.
Astuce : préparez un “profil locataire + animal”. Mentionnez que votre chien est stérilisé, vacciné, habitué à la vie en appartement. Certains propriétaires apprécient ce sérieux.
FAQ : Animaux et logement à Montréal
Un propriétaire peut-il interdire les animaux dans son bail ?
Oui, c’est légal au Québec.
Puis-je refuser de signer une clause anti-animaux ?
Oui, mais le propriétaire est libre de ne pas vous louer le logement.
Les dépôts pour animaux sont-ils légaux ?
Non, les dépôts de garantie sont interdits au Québec, quelle qu’en soit la raison.
Un animal d’assistance peut-il être interdit ?
Non. Le droit au logement avec animal d’assistance est protégé.
Quels quartiers de Montréal sont les plus pet-friendly ?
Rosemont, Villeray, certaines parties de Hochelaga, et la Rive-Sud (Longueuil, Saint-Lambert).
Chercher un appartement à Montréal quand on a un animal, c’est un vrai défi. En 2025, la loi permet toujours aux propriétaires d’interdire les animaux dans un bail, sauf exception pour les animaux d’assistance. Mais avec de la transparence, une bonne préparation et en ciblant les bons quartiers, il est tout à fait possible de trouver un logement pet-friendly.





